03/06/2011

... On s'enfuira comme des voleuses, nos souvenirs comme seuls bagages, On s'cachera, on s'envolera dans l'azur doré, bleuté, On jouera aux poètes maudits, on se promènera main dans la main dans les rues londoniennes, Puis, déchirées, épuisées & heureuses, on s'allongera dans l'herbe fraîche. ☺

 
Il y a si longtemps, insoucianteheureuse dans ma bassinerougebonbon, en Israël... 
 
 
Je choisis de quitter Skyblog, sa tranquille routine, son espace sans histoire...
Je bouscule mes habitudes, et m'installe (définitivement?) ici, emportant dans mes bagages certains anciens articles, totalement inadéquats au format d'Overblog, mais finalement, tant pis.
J'espère m'adapter ... J'expérimente - Et écris toujours aussi mal.
Enjoy?

Un jour, je serai courageuse. J'boufferai mes cauchemars aromatisés au Rhum, j'marcherai sans trembler avec des talons plus haut qu'le ciel, j'aurai une voix chaude, rauque & sexy. Un jour.

Beauté bleuté, colorée.
Joie, narcissisme, extravagance, pleurs, émotion, cris de joie, sauts dans l'air orageux & venteux.
Mots. Phrases cassées, plus de lien, plus de logique, plus d'avant ni d'après, plus de cause & conséquence, plus d'opposition, de groupes syntaxiques, de propositions subordonnées conjonctives à valeur temporelle, plus de sens -ascyndète.
Mots, juste des mots. 2 ou 3 syllabes, une sonorité.
Dictionnaires en miettes sur le goudron inondé de giboulés, pages blanches remplis de mots noirs flottant dans l'atmosphère...
& Puis toi, toi t'es là, au beau mileu de la rue qui s'transforme en étang poisseux, toi t'es là et sans bouger, tu fixes tout cela.
[...]
 
 

Listen to it! →

"Elle marchait sur les cailloux mauve de la route dans la lumière de l'aube, se reccrochant au bleu de la nuit." Oji Suzuki, Bleu Transparent


C'est un peu drôle ; j'ai repris un ancien article poussiérieusement oublié dans les méandres du Net, un vieil article fripé & froissé jusque dans son être même - J'ai tout effacé.
J'écrirai après, n'est-ce pas?
C'est l'orage. Les forces cosmologiques se sont concertées pour reproduire au sein de l'atmosphère terrestre les même sensations que je ressens intérieurement. C'est l'orage dans ma tête.
Une foreuse est à l'oeuvre dans mon ventre, comme chaque fois que je vois, entends ou vis quelque chose d'émouvant.
Ca creuse, ça creuse ma chaire, ça creuse mon sang, profondément, de plus en plus profondément - L'émotion me sidère, l'émotion me transperce, me coupe toute entière, elle s'infiltre dans mes pores, dans mes vaisseux sanguins, rejoit les points névralgiques, paralyse mon organisme.
Je suis dévorée par l'émotion, qui agit tel un ver solitaire.
Peu à peu, je me meus, et me transforme, et à l'image de l'effrayant protagoniste de La Mouche, je deviens une chose grouillante et vivante... Une chose effrayante.
 
CAUCHEMARDBEAU - CAUCHERMARD'EAU.
 
← Here! ☺
 
Juste en dessous,
Juste en petit,
L'enchanteresse vision d'un 'Skins' réminiscient.
"Elle marchait sur les cailloux mauve de la route dans la lumière de l'aube, se reccrochant au bleu de la nuit." Oji Suzuki, Bleu Transparent

"Je fixais des vertiges" - A. RIMBAUD - Une Saison en Enfer, "Délires II : Alchimie du Verbe"


"Je fixais des vertiges" - A. RIMBAUD - Une Saison en Enfer, "Délires II : Alchimie du Verbe"

Et l'regard des Etreintes Brisées, iluminé...


Je fais des fautes. Ne les corrige pas. Les fautes sont à l'image du flux incessant de la vie, de la vague submergeant toute existence. Elles sont la preuve d'un bouillonnement intérieur producteur de tensions, d'actions, de gestes.
Sénèque écrivait, dans une Lettre à Lucilius, je crois, que la vie est portée par d'intenses flux, semblables aux vents -
Est-ce bien cela? Les souvenirs se mêlent dans mon esprit, jusqu'à créer une farandole de couleurs sans odeur, un transparent mélange de traits saillants, et de courbes floues.
J'aime cette idée.
Nous serions les esprits du vent, chacun tramontane ou zéphir, éternellement liés à ce mouvement incessant de flux et de relfux, cette impérieuse envie de caresser la réalité, ou bien, d'un geste rageur, de tout bousculer.
Les rapports humains se réduisent alors à des luttes incessantes, intestines, infiniment réglées autour du désir, visant à cerner l'autre.
Ondoyer autour de lui, le cerner, l'approcher lentement, langoureusement ; s'employer à le couvrir intégralement, le piéger ; l'enserrer profondément dans un filet invisible et pesant.
Est-ce cela? Est-ce bien cela?
 
 
 
Danserjuqu'àplussoif
Parlerjusqu'àplusfaim
Rêverjusqu'auVERTIGE.

25/05/2010

Stop. Spot. Soleil rayonnant -et toi?

Préambule & Cie, << Mais j'ai rien choisi, moi, mais j'n'en voulais pas, j'n'en veux pas, moi, d'tout ça!... >>
↑ Here, l'expressive & superbe femme qu'tu fixes de tout ton être, c'est Coco Rocha. :)
[Et t'peux la voir
... ;3 ]


 
<< C'est normal, tu crois, cette nostalgie, cette impression de tout rater, de tout faire mal, d'être nullissime? >>



J'ai bu mon café, j'me suis réveillé à 5h30
J'ai erré, somnambule, dans mes rêves les plus fous, j'ai accroché mon parapluie
J'ai passé mon Bac d'Maths, je me suis bien maquillé
J'ai essayé les glaçons au sirop (d'pêche! :P), et j'suis partie, au petit matin, le ventre vide & la gueule de bois...




 
Tu découvres, tu souris, tu t'interroges, tu rigoles, tu écoutes, tu chantes, tu bois, tu cries, tu t'rappelles, tu manges, tu réfléchis...
& pis finalement t'y vas. :)





 
[C'était un matin comme les autres, un matin un peu nostalgique, un matin semblable à tous ces matins où je me réveillais en retard, l'esprit encore sous l'emprise de rêves absurdes, libérateurs, puisque n'obéissant à aucune logique, à aucun principe de retenue.
Un de ces matins où je me jetais hors du lit après avoir somnolé trop longtemps, où je m'habillais à toute vitesse -soutif-haut-pantalon-chaussettes pêle-mêles- puis où je me parfumais délicatement, où j'enfilais mes bijoux, lentement, savourant l'impression de retrouvailles avec des trésors enfouis, avec des parts de mon être infime -mon odeur, pensais-je, mon odeur, la pince piquée à ma petite soeur, & son odeur, à lui...
Un de ces matins où je dévalais en trombe les escaliers éclairés à la lueur de mon portable, priant pour ne pas tomber sur un fou forcené qui voudrait me découper en morceau à sept heures moins l'quart.
Un de ces matins où je mangeais peu, mais où je plongeais mon visage dans ma tasse de café, et en buvais des litres.
Un de ces matins où, en retard comme toujours, je courrais dans la salle-de-bains, me brossant les dents en l'espace de deux minutes, où je me maquillais, usant & re-usant du noir, du mascara, affinant, atténuant cette parure. Un de ces matins où, après un dernier coup d'oeil dans le miroir -mêlant déception, mépris & malgré tout une certaine fierté- j'enfilais mes bottes aussi vite que possible, je me couvrais de mon écharpe & de mon manteau, surveillant l'heure du coin de l'oeil, puis où je sortais de chez moi, courant, volant vers l'arrêt-de-bus, craignant par dessus tout l'arrivée inopinée de celui-ci!...
C'était un de ces matins, et c'était un matin différent.
Un matin où, quand j'ouvris la porte de chez-moi, plus en retard encore que d'habitude, sur le qui-vive, guettant un bruit de moteur, je fus submergée par cette immensité noire de sept heures trente du mat', coutumière en hiver, cette immensité remplie de flocons blancs... La neige recouvrait la rue, la route, le trottoir, les maisons & mes cheveux, peu à peu -une carte postale de Noël, une allure de conte de fées, le paysage d'un rêve d'un gamin d'cinq ans, de cette gamine d'cinq ans que j'étais toujours, excitation, sérénité, souvenirs, bonheur.
C'était un matin comme les autres, dicté par deux mots d'ordre : efficacité & rapidité, un matin semblable à tous ces matins qui habitaient ma vie, où je courrais sans cesse derrière ces deux règles, éternellement en retard, éternellement révoltée contre ces diktats.
C'était un matin comme les autres, et pourtant, ce fut un matin différent.]




 
<< La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse. >> ,
Paul Eluard -faire de cette réalité sa profession de foi, sa première règle de conduite.

02/03/2010

J'me coiffe. J'décoiffe. J'ai soif. J'suis jouasse. Pas joueuse. Heureuse. Seule au pays des merveilles étincelantes, au pays des trésors nauséabonds.

Je parle. J'chante pas.
nnnn
Etincelle étincelante, couleur d'soleil, mon coeur, où as-tu caché tes peurs?
Mes cheveux s'baladent au vent, tourbillon blond incessant dans la lumière du petit matin.
Vent frais, frissonante, effrayée -gueule de bois & pis café!
Baignade interdite. Onde liquide parcourant mon corps -mon corps, mon corps qui dore au soleil.
Reflet d'bonheur dans l'écume blanche.
J'détale devant les vagues, me rétame, me noie, dansant, lancinante, dans l'eau salée.
Je rêve...