25/05/2010

Stop. Spot. Soleil rayonnant -et toi?

Préambule & Cie, << Mais j'ai rien choisi, moi, mais j'n'en voulais pas, j'n'en veux pas, moi, d'tout ça!... >>
↑ Here, l'expressive & superbe femme qu'tu fixes de tout ton être, c'est Coco Rocha. :)
[Et t'peux la voir
... ;3 ]


 
<< C'est normal, tu crois, cette nostalgie, cette impression de tout rater, de tout faire mal, d'être nullissime? >>



J'ai bu mon café, j'me suis réveillé à 5h30
J'ai erré, somnambule, dans mes rêves les plus fous, j'ai accroché mon parapluie
J'ai passé mon Bac d'Maths, je me suis bien maquillé
J'ai essayé les glaçons au sirop (d'pêche! :P), et j'suis partie, au petit matin, le ventre vide & la gueule de bois...




 
Tu découvres, tu souris, tu t'interroges, tu rigoles, tu écoutes, tu chantes, tu bois, tu cries, tu t'rappelles, tu manges, tu réfléchis...
& pis finalement t'y vas. :)





 
[C'était un matin comme les autres, un matin un peu nostalgique, un matin semblable à tous ces matins où je me réveillais en retard, l'esprit encore sous l'emprise de rêves absurdes, libérateurs, puisque n'obéissant à aucune logique, à aucun principe de retenue.
Un de ces matins où je me jetais hors du lit après avoir somnolé trop longtemps, où je m'habillais à toute vitesse -soutif-haut-pantalon-chaussettes pêle-mêles- puis où je me parfumais délicatement, où j'enfilais mes bijoux, lentement, savourant l'impression de retrouvailles avec des trésors enfouis, avec des parts de mon être infime -mon odeur, pensais-je, mon odeur, la pince piquée à ma petite soeur, & son odeur, à lui...
Un de ces matins où je dévalais en trombe les escaliers éclairés à la lueur de mon portable, priant pour ne pas tomber sur un fou forcené qui voudrait me découper en morceau à sept heures moins l'quart.
Un de ces matins où je mangeais peu, mais où je plongeais mon visage dans ma tasse de café, et en buvais des litres.
Un de ces matins où, en retard comme toujours, je courrais dans la salle-de-bains, me brossant les dents en l'espace de deux minutes, où je me maquillais, usant & re-usant du noir, du mascara, affinant, atténuant cette parure. Un de ces matins où, après un dernier coup d'oeil dans le miroir -mêlant déception, mépris & malgré tout une certaine fierté- j'enfilais mes bottes aussi vite que possible, je me couvrais de mon écharpe & de mon manteau, surveillant l'heure du coin de l'oeil, puis où je sortais de chez moi, courant, volant vers l'arrêt-de-bus, craignant par dessus tout l'arrivée inopinée de celui-ci!...
C'était un de ces matins, et c'était un matin différent.
Un matin où, quand j'ouvris la porte de chez-moi, plus en retard encore que d'habitude, sur le qui-vive, guettant un bruit de moteur, je fus submergée par cette immensité noire de sept heures trente du mat', coutumière en hiver, cette immensité remplie de flocons blancs... La neige recouvrait la rue, la route, le trottoir, les maisons & mes cheveux, peu à peu -une carte postale de Noël, une allure de conte de fées, le paysage d'un rêve d'un gamin d'cinq ans, de cette gamine d'cinq ans que j'étais toujours, excitation, sérénité, souvenirs, bonheur.
C'était un matin comme les autres, dicté par deux mots d'ordre : efficacité & rapidité, un matin semblable à tous ces matins qui habitaient ma vie, où je courrais sans cesse derrière ces deux règles, éternellement en retard, éternellement révoltée contre ces diktats.
C'était un matin comme les autres, et pourtant, ce fut un matin différent.]




 
<< La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse. >> ,
Paul Eluard -faire de cette réalité sa profession de foi, sa première règle de conduite.